Être visible dans les réponses de l’IA ce qu’une PME peut vraiment mesurer et faire
Personne ne peut garantir une mention, et les réponses varient d’un essai à l’autre. Il reste beaucoup à mesurer et à améliorer, à condition de lire les résultats avec prudence.
L’équipe Oryon4 min de lecture
Des clients demandent maintenant à ChatGPT, à Gemini ou à Perplexity de leur suggérer un fournisseur, et une PME a raison de se demander si son nom ressort. La réponse honnête comporte plus d’incertitude que ne le laissent croire bien des offres sur le sujet. Autant commencer par là.
Ce que personne ne peut vous garantir
- Les réponses varient.La même question posée deux fois peut donner deux listes différentes. La formulation, le modèle, la langue, le lieu et l’historique de la personne peuvent tous jouer.
- Vous ne voyez pas les questions posées.Pour Google, la Search Console indique les requêtes qui mènent à votre site. Les assistants n’offrent en général rien d’équivalent : vous ignorez ce que les gens leur demandent, et combien de fois.
- Personne ne contrôle la mention.Le fonctionnement interne des modèles n’est pas public. Quiconque vous promet une place dans les réponses promet ce qu’il ne maîtrise pas.
Traitez donc le sujet comme un signal à observer dans le temps, avec la prudence qu’on réserve à un sondage mené sur un petit échantillon.
Ce que vous pouvez mesurer avec un tableur
Une mesure artisanale, répétée chaque mois, vous en apprendra déjà beaucoup.
- Écrivez une quinzaine de questions.Celles qu’un client poserait sans connaître votre nom, plus quelques-unes qui le nomment. Pour un cabinet comptable, par exemple : « Quel comptable pour une petite entreprise de construction à Québec ? »
- Posez chacune trois fois, dans deux ou trois assistants.Ouvrez une nouvelle conversation à chaque essai et, si possible, déconnectez-vous de votre compte.
- Notez ce que vous voyez.Êtes-vous mentionné, et dans combien d’essais ? La description est-elle exacte : le bon service, la bonne ville ? Quels concurrents reviennent ? Quand l’assistant cite ses sources, lesquelles ?
| Question | Mentions | Description | Concurrents cités |
|---|---|---|---|
| Comptable pour une PME de construction à Québec | 1 essai sur 3 | Exacte | Cabinet A, Cabinet B |
| Cabinet comptable pour travailleur autonome | 0 essai sur 3 | Sans objet | Cabinet B |
| Que fait [votre entreprise] ? | 3 essais sur 3 | Mauvaise ville | Aucun |
Une mention dans un essai sur trois ne prouve pas grand-chose, et un petit écart d’un mois à l’autre peut n’être que du bruit. Refaite pendant trois ou quatre mois avec les mêmes questions, la grille finit par montrer une direction, s’il y en a une.
Deux autres sources complètent le portrait. Dans Google Analytics, regardez les visites venant de chatgpt.com, de perplexity.ai ou de gemini.google.com : une partie de ce trafic arrive sans référent et échappe à ce rapport, mais ce sont de vraies visites. Et ajoutez « un assistant IA » aux choix de la question « Comment nous avez-vous connus ? » dans vos formulaires.
Ce que vous pouvez faire
Aucun de ces gestes ne garantit un résultat. Tous aident aussi votre référencement et vos clients, si bien qu’ils ne seront pas perdus si les assistants changent demain.
- Dites clairement ce que vous faites.Une page par service, qui précise en toutes lettres ce que vous offrez, à qui et où. Une formule comme « solutions sur mesure » ne donne rien à citer. Vérifiez aussi que votre fichier robots.txt ne bloque pas les robots que vous voulez laisser passer.
- Corrigez ce qui circule ailleurs.Fiche Google, annuaires sectoriels, page LinkedIn, associations : même nom, même adresse, même description. Si un assistant vous place dans la mauvaise ville, c’est là que l’erreur peut se trouver.
- Répondez aux vraies questions.Territoire desservi, délais, fourchette de prix, types de clients : ce que vos clients vous demandent au téléphone mérite une réponse écrite sur votre site.
- Obtenez des mentions de tiers.Presse locale, partenaires, associations, avis de clients. C’est le plus lent, et les assistants qui consultent le Web peuvent s’appuyer sur ces sources.
Ce qu’Oryon mesure, et ses limites
Si refaire cette grille à la main devient lourd, Oryon Index vise à automatiser une partie du travail : il examine votre présence sur des recherches représentatives de votre marché, les thèmes associés à votre marque, les sources observables et les concurrents qui apparaissent.
Il est soumis aux mêmes limites que votre tableur. Ses résultats sont des signaux de visibilité et non des mesures exhaustives de parts de marché, il ne connaît pas les facteurs internes des modèles et il ne peut garantir aucune mention. Lisez-le comme votre grille : sur plusieurs mois, en cherchant une direction.